La chasse à l'ours

Publié le par Antoine Miniours


Vous vous souvenez sans doute de ces traces d'ours croisées dans la neige quelques mois plus tôt ? Vous imaginez bien que par 32°C, la neige a depuis bien longtemps fondue, et la boue est tellement sèche que même un éléphant passerait inaperçu. Mais d'autres signes indiquent la présence de ces sympathiques à des enquêteurs avertis.

 

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Par exemple une crotte !


Il faut tout d'abord savoir qu'en cette période de l'année, en plus de dévorer les prunes et les cerises, ces terribles prédateurs kidnappent des centaines de larves de fourmis pour les avaler goulûment. Ces inqualifiables génocides laissent des traces, la fourmilière entière en est toute retournée, pas besoins de mener un interrogatoire poussé pour en connaître le coupable.

 

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Enquète criminèle en cours...


Il arrive aussi que ces dangereux hors la loi s'attaquent aux colonies de guêpes et d'abeille sauvages, privant celles-ci de leurs denrées et de leurs rejetons.

 

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Une famille entière décimée !


Le travail de notre équipe de police scientifique consiste à interroger un maximum de fourmis dans tous le territoire dans le but de localiser les zones où sévissent ces bandits. Avec Yan, puis Marlene, nous avons étés chargés de l'enquête au sein des 30 villages dont je vous avais déjà parlé.

 

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Nous formons une fière équipe !


Pour la noble cause, nous passons nos journées sous un soleil de plomb à escalader les coteaux escarpés, de l'herbe et des orties jusqu'au menton pour pister l'ours et compter les fourmilières entières et les fourmilières détruites. 

 

 

Pour résumer ça donne çà !


Ces efforts en valent la peine : imaginez notre excitations lorsque nous suivons les pistes d'herbe couchée de ces grosses peluches, découvrant sur notre passages des indices de présence d'il y a quelques heures voir quelques minutes à peine... Et soudain, un craquement dans les buissons suivi d'un souffle nous font sursauter. Il est là à 3 mètres de nous, de l'autre côté du buisson. Ce jour là je ne sais qui de moi ou de l'ours à eu le plus peur, mais nous avons chacun pris la fuite dans une autre direction !

 

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Le seul ours que j'ai réussi à photographier est Rémi, notre ours domestique !

 

Par Antoine, le 6 juillet 2012 à Sighisoara


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Rémi 11/07/2012 20:56

Groar!